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QUESTIONS DE GENRES
L’eau et les femmes

 

 

 

Introduction
Equité des genres en Afrique de l'ouest

L'eau et  l’autonomisation des femmes
Les femmes, l'anthropologie de l'eau et sa gouvernance
Travaux des chercheurs et étudiants de la FLASH
Bibliographie


© OMS/P.VIROT – Ethiopie, près d’Alem Kitmana

INTRODUCTION

Le mot « genre », en anglais gender, a été utilisé pour la première fois en 1972 dans l’ouvrage d’une sociologue britannique, Ann Oaklay (à OAKLEY, A. (1972). Sex, Gender and Society. London: Temple Smith, rééd. avec nouvelle introduction, London: Gower, 1985), puis s’est répandu  dans les années 1980 afin d’établir une  distinction entre la dimension biologique (sexe) et la dimension socioculturelle (genre) de l’être humain et de souligner que les rôles des hommes et des femmes ne dépendant pas de leur sexe, mais du contexte socioculturel où ils vivent. Ce mot, « genre », souligne les différences existant entre le statut social, juridique, économique des femmes et celui des hommes et donc les différences caractérisant leurs relations au sein d’une famille, d’une société, d’une entreprise – et l’éducation qu’ils reçoivent.

Contrôler la sexualité féminine a été et reste, dans certaines populations, un moyen de contrôler l’accès des femmes au pouvoir, à la propriété et leur statut social jusqu’à ce que les soins de santé moderne permettent à (presque) toutes les femmes de disposer  des moyens de contrôle des naissances. Dans de nombreux pays, le statut des femmes ne dépendait que de sa fertilité, de l’âge auquel elles pouvaient ou non avoir des enfants et du nombre d’enfants auxquels elles donnaient naissance.

Aujourd’hui, il est admis qu’une étroite relation existe entre le statut qu’ont les femmes dans une société et le degré de justice sociale se manifestant dans cette même société.

Presque toutes les cultures font, malheureusement encore maintenant, souffrir les femmes de discrimination en restreignant leurs droits. Cette discrimination entraîne de graves problèmes de santé, la pauvreté et souvent un niveau d’éducation inférieur à celui des hommes. Dans le monde entier, elle empêche des millions de femmes de pouvoir atteindre et maintenir un niveau de vie satisfaisant. Les sociétés progressent néanmoins vers l’application de l’article 2 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, indiquant clairement que « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ». Or, si cette Charte constitue une proclamation publique de principes, elle n’a pas force de loi, pas de caractère contraignant pour les Etats membres de l’ONU, comme c’est le cas notamment pour les Etats signataires d’une Convention internationale. Toutefois, l’ONU ayant été créée afin de protéger toutes les femmes et tous les hommes des discriminations qui ont ensanglanté l’histoire de l’humanité, c’est afin de les prévenir de manière encore plus précise, cette fois en faisant appel à la loi, que l’Assemblée générales des Nations Unies a adopté le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, dès 1966.

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 16 décembre 1966
(entré en vigueur le 3 janvier 1976), condamne la discrimination :

"Toutes les personnes sont égales devant la loi et ont droit sans discrimination à une égale protection de la loi. A cet égard, la loi doit interdire toute discrimination et garantir à toutes les personnes une protection égale et efficace contre toute discrimination, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique et de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation." (article 6)

Concernant l’accès des femmes à l’eau, les progrès des sciences et des technologies modernes ont  amplement contribué à réduire nombre de difficultés reflétant  la diversité qui caractérise la distribution géographique de l’eau sur notre planète, mais l’accès des femmes à une eau saine connaît encore de grandes disparités qui doivent être corrigées, en particulier dans les pays en développement. Dans une communication intitulée « Formation scientifique et technologique des filles dans l’éducation de base en Afrique » (donnée lors du Forum régional de l’Afrique, tenu en janvier 1999 à Ouagadougou en vue de la Conférence mondiale sur les sciences au 21ème siècle, organisée à Budapest en juin 1999), Mme Alice Tiendrebeogo, Ministre de la Promotion de la Femme du Burkina Faso, a souligné le rôle essentiel que les femmes jouent dans les économies nationales de l’Afrique, notamment dans l’agriculture où elles contribuent dans une proportion de 60 à 80% à la production vivrière, ainsi que dans la gestion des ressources naturelles, mais leur faible représentation dans les carrières scientifiques et technologiques : moins de 30%.  Elle a également souligné que les difficultés rencontrées par les femmes dans l’enseignement supérieur et la recherche sont accentuées dans les métiers d’ingénieurs : en 1999,  au Mali, les femmes représentaient que 3,5% des ingénieurs et 11,3% des techniciennes au Mali, tandis que le Soudan connaissait le plus fort taux de femmes ingénieurs avec 15,8%.
- http://www.unesco.org/science/wcs/meetings/afr_ouagadougou_99_rapport.htm#panel_1

Si l’on tient compte des facilités et du niveau de vie existant en Europe, les femmes n’y sont guère mieux loties : en Europe, les femmes ne représentaient que 30 % des chercheurs et 18 % des professeurs titulaires de chaire en 2006 (à Commission européenne, IH/09/1815, 25 novembre 2009)…

Dans les régions rurales de l’Afrique, les femmes sont généralement exposées à de graves risques sanitaires allant de « déformations de la colonne vertébrale lorsque l’eau doit être puisée et portée sur de longues distances pendant une période temps importante »  à diverses maladies infectieuses pouvant, à leur tour, affecter la santé et donc le développement de leurs enfants.
- OMS : http://www.who.int/water_sanitation_health/diseases/spinal/fr/index.html

L’Objectif 3 : « promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes », de la Déclaration du Millénaire des Nations Unies pour le Développement (2000) souligne les étapes et mesures pratiques, les stratégies et les programmes nécessaires, ainsi que leurs coûts, pour atteindre les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement en Afrique :

  • Réduire l'extrême pauvreté et la faim
  • Assurer l'éducation primaire pour tous
  • Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes
  • Réduire la mortalité infantile
  • Améliorer la santé maternelle
  • Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies
  • Préserver l’environnement
  • Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

Cet objectif vise à améliorer le statut social et donc familial des femmes là où elles disposent encore de moins de ressources et de considération que les hommes.


ÉQUITÉ DES GENRES EN AFRIQUE DE L'OUEST

Les déités féminines de la fécondité et de la fertilité, nombreuses dans les cosmologies de l’Afrique de l’Ouest, reflètent le statut positif que les femmes y avaient avant la période pré-coloniale et qu’elles y ont encore. Les femmes possèdent leurs propres champs de fonio, mil, maïs, manioc, cacahuètes, etc. qu’elles cultivent à la houe afin de les vendre sur les marchés locaux. Elles jouent ainsi un rôle important dans l’économie de leur village. Les femmes de cette région du monde participent depuis longtemps à des associations féminines, des sociétés secrètes et des conseils de village. Elles mobilisent d’autres femmes pour discuter de leurs intérêts, ou protester lorsque leurs intérêts, en tant qu’épouses, cultivatrices ou marchandes, sont menacés. Chez les Igbo, dans le delta du Niger, au sud-est du Nigeria, l’on considère qu’une offense faite à une femme offense toutes les autres femmes et si l’auteur de cette offense est un homme, peut s’attendre à des représailles venant collectivement des femmes.

© UNESCO / C.Brelet.
Vente de poisson chez les Bozo de Djenné.

Au Nigeria
Chez les Yoruba, les mères, les sœurs et femmes de la famille du roi exerçaient autrefois un important pouvoir aussi bien sur les hommes que sur les femmes dans certains royaumes : elles pouvaient conduire les cultes et rituels religieux, gérer le domaine royal, mobiliser et faire travailler des populations. Certaines avaient pour fonction d’être « la mère des femmes », une sorte de « reine des femmes »qui  les représentait au sein du gouvernement, entretenait une cour, réglait les conflits, organisait et gérait la place des femmes dans les marchés, levait des impôts et pouvait même déclarer une guerre. Dans les royaumes d’Ijesa et d’Ondo, les hommes ayant reçu du « roi des hommes » le grade de chef avaient un équivalent féminin sous l’autorité de la « reine des femmes » et ces souverains se devaient  de prendre leurs décisions ensemble. La culture traditionnelle Yoruba montre que l’équité entre les genres n’est pas une utopie.

Malgré une certaine autonomie économique accordée aux femmes, les hommes peuvent avoir plusieurs épouses, mais les femmes ne doivent avoir qu’un seul époux. Les hommes monopolisent aujourd’hui la technologie, les nouvelles connaissances pour produire et exporter des marchandises. Ainsi, les femmes se sont mises à travailler sur les terres de leur époux, entrant dans une sorte de « prolétarisation paysanne », perdant ainsi les avantages qu’elles tiraient de la vente de leurs propres récoltes, tandis que la scolarisation des enfants accroît leur fardeau économique et leur travail. Selon l’anthropologue, enseignante à ‘Université d’Ife, Simi Afonja, la société moderne capitaliste prive les femmes des ressources les plus essentielles en se superposant aux traditions.

- AFONJA, S. (1990). "Changing Patterns of Gender Stratification in West Africa", in TINKER, A., ed. Persistent Inequalities. Women and World Development. New York: Oxford University Press.
- The Yoruba family, in ZEITLIN, M. F., MEGAWANGI, R., KRAMER, E.M., COLLETA, N. D., BBATUNDE, E. D. et GARMAN, D. (1995). Strengthening the family - Implications for international development. Tokyo, Paris, Université des Nations Unies : http://www.unu.edu/unupress/unupbooks/uu13se/uu13se0e.htm


L’équité entre les genres est encore loin d’être développée dans les régions où l’eau est moins abondante que la région humide, au sud du bassin du Niger. La relation entre l’eau et le genre est étroite et importante, bien qu’elle ne soit pas forcément très visible. Trop souvent, les femmes ne participent pas aux prises de décision : ce sont les hommes qui les prennent et les femmes qui les exécutent. L’anthropologie permet de découvrir les facteurs qui empêchent ou freinent la participation des femmes aux décisions, ainsi que les pratiques culturelles qui peuvent évoluer pour être adaptées à de nouvelles technologies ou un autre système de gestion. Il est essentiel d’être conscient que modifier les fonctions traditionnellement remplies par les femmes peut les priver de leurs stratégies de survie.

Dans les pays en développement, les problèmes les plus cruciaux liés à l’eau et au genre sont :
-
l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement,
- l’assainissement et l’hygiène,
- l’eau utilisée pour l’irrigation agricole et la production alimentaire,
- l’accès des paysannes à l’eau,
- les états d’urgence dues aux sécheresses, aux inondations et à des flux de réfugiés.


© UNESCO / C.Brelet. Trois générations de femmes à Djenné, Mali.
 Le manque de confiance en soi ou de formation aux débats public peuvent expliquer la faible participation des femmes dans les prises de décision. Les associations féminines peuvent leur donner l’occasion de s’entraîner à exprimer leurs idées. Leur opinion sur les problèmes liés à l’eau est importante parce qu’elle diffère souvent de celle des hommes. En effet, les femmes sont les premières concernées par les problèmes liés à l’au : elles sont les premières à en souffrir dans leur cadre familial, dans leurs activités liées à la production alimentaire (culture, élevage, pêche) et du point de vue de leur propre santé et de celle de leurs enfants. C’est pourquoi, au fil des générations, elles ont acquis de solides connaissances sur l’eau, y compris sa disponibilité locale, sa qualité, sa salubrité, ses méthodes de stockage et comment faire face à ses restrictions. Les femmes sont souvent les plus efficaces pour introduire le changement qui permettra de réduire leur pauvreté.

 Même dans les pays industrialisés,  les femmes sont insuffisamment représentées dans les instances où se prennent les décisions allant du concept à la mise en œuvre de projets de développement liés à l’eau. Alors que les femmes sont sensibles aux responsabilités, aux fardeaux et aux manques de sécurité qu’un projet peut entraîner, les hommes ne pensent qu’aux avantages qui peuvent en résulter et oublient tout simplement de se poser des questions aussi cruciales que : - Qui fait quoi, où et quand ? Qui prend les décisions ? A qui ce projet bénéficiera-t-il ? Les poignées, les leviers, leur poids sont-ils bien adaptés à la stature et à la force musculaire des femmes, et non seulement à celles des hommes ? Les latrines sont-elles construites de manière convenant aux femmes ?…


© UNESCO / C.Brelet. Mariage à Djenné, Mali.

Une approche tenant compte du genre, qu’il s’agisse de planification, de négociation, de mise en œuvre ou de surveillance continue des ressources en eau, peut considérablement permettre de surmonter des problèmes culturels ou sociaux risquant d’entraîner des inégalités concernant la propriété et le contrôle des ressources en eau. La sécurité des populations liée à l’eau est d’une importance cruciale à la fois pour les hommes et les femmes, ainsi que pour les générations montantes. C’est pourquoi il est essentiel de tenir compte d’une population dans son ensemble.

Un réseau mondial se consacre à généraliser la prise en compte du Genre dans la gestion des ressources en eau.

L’Alliance Genre et Eau (Gender and Water Alliance -GWA) a vu le jour en Mars 2000 lors du 2ème Forum Mondial de l’Eau à La Haye (Pays-Bas). Sa mission est de promouvoir entre femmes et hommes un accès et un contrôle équitable d’une eau saine pour l’approvisionnement familial, les installations sanitaires, la sécurité alimentaire et un environnement durable. L’accès durable en eau et aux services d’assainissement suivant une approche intégrée de gestion exige une attention particulière au Genre, a la justice sociale et aux droits de l’homme. GWA estime qu’un accès et un contrôle équitable à la ressource eau est un droit fondamental pour tous, ainsi qu’un facteur crucial pour éradiquer la pauvreté et un développement durable.
- http://www.fr.genderandwater.org


LES FEMMES, L'ANTHROPOLOGIE DE L'EAU ET SA GOUVERNANCE

Les femmes anthropologues, peu nombreuses jusque dans les années 1970, ont très largement contribué à la construction identitaire des femmes, à ce que « la femme » soit reconnue comme acteur social et sujet d’étude.
La recherche anthropologique peut aider les ingénieurs et autres professionnels de l’eau à améliorer la gestion de cette ressource essentielle à la vie de plusieurs façons, notamment à: 

  • Améliorer les connaissances sur les différences et les inégalités liées au genre afin de résoudre des problèmes allant de la distribution de l’eau, des techniques d’assainissement aux façons d’y assurer la participation des femmes en développant les moyens et outils éthiques, normatifs, juridiques et scientifiques pour surmonter les disparités liées aux genres qui caractérisent leur accès à l’eau.
  • Développer, promouvoir et  élargir les services nationaux et régionaux de distribution d’une eau saine de telle sorte que les politiques et les programmes apportent de meilleures solutions aux problèmes qui affectent la capacité des femmes et des hommes à travailler dans un but commun, leur développement durable, et leur permettre ainsi de bénéficier des services de distribution de l’eau  manière équitable.
  • Améliorer la compréhension que le public peut avoir des problèmes liés aux genres en produisant des matériels et des activités de communication mettant l’accent sur le rôle des hommes et des garçons pour améliorer l’équité entre les genres.
  • Informer les populations des efforts du Programme Hydrologique International (PHI) et des gouvernements des Etats membres des Nations Unies, et les soutenir, en vue de concevoir et promouvoir des politiques et des stratégies de l’eau tenant compte des genres, notamment en traduisant les connaissances acquises à ce sujet par des actions concrètes et des matériels de communication tels que des kits d’information et de formation, des formations en ligne sur Internet, des exemples de « meilleures pratiques », des indicateurs de genre adaptés à des contextes précis et des données désagrégées comparatives par sexe et par gendre.

La décennie de l’eau 2005-2015

UN-Water / ONU-Eau est le mécanisme inter-organisations chargé de renforcer la cohérence et la coordination des actions entreprises par le système des Nations Unies pour mettre en œuvre le programme établi par la Déclaration du Millénaire et le Sommet mondial pour le développement durable dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, et d’assurer leur coordination.
La Décennie « L’eau, source de vie » reconnaît le rôle central que les femmes jouent en fournissant, gérant et préservant l’eau et en étant les personnes servant de modèles au sein de la famille lorsqu’il est question d’assainissement et d’hygiène. Durant la Décennie, il est crucial de veiller à ce que les femmes participent pleinement et sur un pied d’égalité aux efforts de développement liés à l’eau, et d’aborder les questions relatives à l’eau et à l'assainissement dans l’optique de l’égalité des sexes.
Renseignements :
Secrétariat de UN-Water, Département des affaires économiques et sociales
Division du développement durable
2 UN Plaza, DC2, bureau 2024, New York, N.Y. 10017, États-Unis
Courriel: unwater@un.org.
- http://www.un.org/french/waterforlifedecade/unwater.html




TRAVAUX DES CHERCHEURS ET DES ÉTUDIANTS DE LA FLASH

- Le leadership de la femme Bozo dans la gestion de l’économie de la pêche dans les communes de Djenné, Pondori, et Kouakourou, par Lucie BELLO

- Conflits sociaux, mobilité interne et externe des sociétés riveraines du fleuve Niger dans les communes de Djenné, Kewa et Pondori, par Modibo Galy CISSÉ



BIBLIOGRAPHIE


Anthropologie et recherches sur le genre

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Bibliographie sur la parité : http://www.observatoire-parite.gouv.fr/dossier/bibliographie_end.htm